Les Bretons sur l'Île des Chevaliers

Départ

Celui qui n’a pas siroté un verre d’ouzo plein de glaçons, qui ne s’est pas surpris à rêver en regardant le liquide transparent se transformer en blanc laiteux, celui qui n’a pas senti son palais s’emplir du parfum doux et anisé, ne peut pas comprendre profondément le goût de l’été grec ! Car, plus que la boisson nationale, l’ouzo est un concentré de Grèce, à chaque gorgée il ouvre une fenêtre sur les îles, sur la mer bleue, sur la table pleine de mezzés…

D’où vient le parfum spécifique de l’ouzo ?
L’ouzo est produit par la double (ou même triple) distillation d’un alcool neutre provenant de céréales ou de betterave sucrière. Pendant la distillation, on rajoute de l’eau et des plantes ou des extraits naturels : l’anis bien sûr. Mais aussi le fenouil, le mastic (de Chios obligatoirement), l’anis étoilé, la réglisse, la cannelle, la coriandre, la menthe poivrée, le clou de girofle, l’arbouse ou la cardamone font partie des plantes qui aromatisent l’ouzo, selon les régions et la recette de chaque fabricant. Parfois, les grains d’anis sont mis à gonfler dans l’eau de mer !

Mais pourquoi « Ouzo » ?
On ne sait pas quand le premier ouzo a été fabriqué. On ne sait pas non plus où. Mais les produits et les procédés de la distillation étaient déjà connus pendant l’antiquité. On sait également qu’à Mytilène (Lesbos), l’ouzo a commencé à être fabriqué et commercialisé vers le milieu du XIXème siècle. D’ailleurs c’est cette île qui, aujourd’hui encore, assure la moitié de la production totale du pays, grâce à la douzaine de distilleries qui y fonctionnent.

Par ailleurs, il paraît que Marseille fut la première destination des exportations d’ouzo. Sur les boîtes contenant les bouteilles on inscrivait : «Uso di Massalia», c’est à dire à l’usage de Marseille. C’est comme ça que le nom ouzo serait né !