
Citadelle de Mystra
Mystra, époque byzantine
En 1348, Mystra (Mistra) devint la capitale du despotat de Morée, dont le gouverneur était désigné à vie.
Commença alors une période de prospérité économique et culturelle. Gouvernée par les fils et frères des empereurs byzantins, la ville disposa de moyens importants. A l’époque du despote Thodore, Mystra (Mistra) était la deuxième ville la plus importante de l’empire, juste après Constantinople. Difficile à imaginer, mais ce sont plus de 20000 personnes qui habitaient alors sur la colline.
Grand nom de cette époque, le philosophe Gémiste Pléthon qui attira de nombreux artistes et intellectuels. Ils influencèrent notamment la renaissance italienne. Mais ce fut aussi des personnalités de Serbie et de Constantinople que l’on retrouvait à Mystra. Ces influences artistiques se retrouvent aujourd’hui encore dans les peintures et décorations des églises de Mystra.
Constantin Paleologos (Constantin XI) fut despote de Mystra avant de devenir empereur de l’empire byzantin. Sa mort en 1453 signa la fin de l’empire byzantin et marqua Mystra.
Occupation ottomane
Demetrios Paléologue fut le dernier despote de Mystra. Il se rendit et donna la ville en 1460 à l’empereur Ottoman Mehmed II.
Mystra (Mistra) n’était plus alors qu’une ville de province dans l’immense empire ottoman. Les turques s’installèrent plutôt dans la partie haute de la ville et transformèrent d’ailleurs Sainte Sophie en mosquée. Le pacha quant à lui s’installa dans le palais du despote.
Dans la ville basse ce fut les grecs qui habitèrent, tandis que de nombreux marchands étrangers s’installèrent également dans les faubourg. Malgré ces changements, la ville continua d’être un centre commercial important, connu pour son commerce de la soie.
La cité prospéra jusqu’en 1770. Mystra (Mistra) contribua activement à la lutte pour l’indépendance de l’État grec de 1822. Mais les Turcs tentèrent de la reprendre violemment, Ibrahim Pacha en 1825 brûla et rasa la cité, conduisant les habitants à abandonner la ville. Ces derniers s’installèrent à Sparte devenue sous l’état grec indépendant, la nouvelle capitale administrative de la région.
Les monuments à ne pas manquer sur la colline de Mystra
La forteresse et les remparts: La forteresse de Villehardouin culmine à 620m d’altitude et offre un superbe panorama sur toute la ville. Concernant les remparts, vous les verrez durant toute votre promenade, mais pourrez particulièrement les admirer lors de votre entrée. En effet, les entrées du site utilisent les portes d’origine de la forteresse.
Le palais du Despote: Le palais du Despote ensuite, très bien conservé et restauré. Il est central et sa grande place était au cœur de la vie de la cité. Il est composé de deux ailes et la tour qui abritait les appartements du despote.
Les églises et monastères: Mitropolis d’abord, ensemble architectural qui comprend la basilique Agios Dimitrios. A voir, les fresques du 14ème siècle qui ornent la voûte. Le monastère de Peribleptos est un monastère plaqué contre la roche. La représentation du Christ Pantocrator, entouré de la vierge et des apôtres, est superbe. Le monastère Pantanassas, Il est encore tenu par des sœurs. Vrontochion était le centre culturel de Mystra. Il abrite deux églises dont Agioi Theodoroi avec le dôme octogonal en croix le plus grand de Mystra recouvert de peintures.
Agia Sofia, dans la ville haute, fut construite par le premier despote de Morée. Elle fut aussi transformée en mosquée.

